06-05-2020 | STATIONS DE SKI


Bilan provisoire de la saison d’hiver 2019/20

Le Covid-19 a brisé la saison 2019/2020 dans son élan

Domaines Skiables de France annonce le bilan provisoire de la saison d’hiver 2019/20

Faute d’avoir pu conduire la saison à son terme, la fréquentation 2019/2020 des domaines skiables français devrait s’établir 16% au-dessous de celle de l’an passé.

Toutes les tailles de station souffrent de cette saison 2019/2020, mais les deux
extrémités du spectre des stations sont celles qui souffrent le plus – pour des raisons nettement différentes :
- Les plus grandes stations car ce sont elles qui ont payé le plus lourd tribu à la fin de saison anticipée (1 mois et demi de saison restait normalement à courir après le 15 mars).
- Les plus petites stations car elles ont souvent souffert d’un manque de neige tout au long de la saison.

La saison 2019/2020 ... avant la fermeture brutale des stations

Faire une photographie de la situation au 14 mars permet de séparer l’effet Covid19, et de se rendre compte de ce qu’aurait été la saison 2019/2020 si elle avait pu aller à son terme.
La saison s’était bien déroulée jusque là, avec une vraie résilience des domaines skiables face à des conditions météorologiques parfois adverses (beaucoup de jours d’intempérie). Avec 1 mois et demi de beau temps sur la deuxième quinzaine de mars et sur le mois d’avril, la saison 2019/2020 aurait pu être un bon cru. La progression du Covid19 n’aura malheureusement pas permis d’aller jusqu’au bout de la saison.

Au plan national, la fréquentation des domaines skiables au 14 mars 2020 s’établissait à -2% par rapport à l’année précédente. Les massifs alpins et le massif pyrénéen avaient profité d’un hiver plutôt bien enneigé sauf à très basse altitude (+1% dans les Alpes, -1% dans les Pyrénées). A l’inverse, les massifs du Jura, des Vosges et le Massif Central avaient connu, à des degrés divers, des difficultés d’enneigement sur l’ensemble de la saison 2019/2020.

 

Un zonage des régions à adapter

Cet hiver met en lumière les effets du zonage applicable depuis 2015 (fusion des
régions) : la nouvelle zone A (académies de Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Limoges, Lyon et Poitiers) présente à la fois le plus petit nombre d’habitants et le plus faible taux de pénétration des clientèles des stations.

Ce constat conduit à une proposition concrète :

En détachant les Hauts de France (6 M d’habitants) de la zone B pour les raccrocher à la zone A on équilibrerait zone A et zone B à 23M d’habitants, et on soulagerait le Massif des Vosges qui, actuellement, doit accueillir l’Est de la France – représentant la plus grande partie de sa clientèle - sur seulement 15 jours de vacances d’hiver. L’équilibre ainsi formé serait meilleur, tant pour la circulation routière que pour l’expérience client. Cette configuration permettrait aussi de lisser le pic de fréquentation, conduisant à des séjours moins chers en très haute saison.

Source DSF.

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