Jeux Olympiques

Alpes 2030 présente un deuxième budget pluriannuel stable

Mutualisation des sites

Réuni au Conseil Economique, Social et Environnemental Régional (CESER) d’Auvergne-Rhône-Alpes ce lundi 12 octobre, le Conseil d’Administration d’Alpes 2030 a adopté un deuxième budget pluriannuel maitrisé qui s’établit à 2,135 milliards d’euros. Après avoir acté d’importantes évolutions de la carte des sites, validé un programme des sports enrichi et mieux évalué ses opérations, Alpes 2030 conserve un budget stable par rapport à 2025 (+0,1 %). Le budget du Comité d’Organisation demeure largement financé par des ressources privées, à hauteur de 73%.

Une évolution de la carte des sites structurante pour le budget

Depuis le premier budget, la carte des sites des Jeux d'hiver Alpes 2030 a connu des évolutions importantes et structurantes sur le concept des Jeux et leur trajectoire financière. Avec l’accord des parties prenantes, du Comité International Olympique (CIO), du Comité International Paralympique (IPC) et des Fédérations Internationales, l’ensemble du pôle glace et son village des athlètes a été relocalisé dans Lyon et sa Métropole, à l’exception du patinage de vitesse sur piste longue, qui se tiendra au Thialf, à Heerenveen (Pays-Bas).

Cette relocalisation a fait évoluer le concept des Jeux et conduit la Solideo à présenter, le 1er octobre 2026, une nouvelle maquette financière en baisse. De son côté, Alpes 2030 va prendre en charge des opérations liées à la nature temporaire des sites de compétition et hors compétition dans le pôle lyonnais. Au global, les contributions publiques allouées au projet Alpes 2030 dans les budgets de la Solideo et du Comité d’Organisation s’inscrivent en baisse.

Le budget d'Alpes 2030 demeure largement financé par des ressources privées, à hauteur de 73 % pour ce deuxième budget pluriannuel.

Un programme des sports enrichi générant des dépenses supplémentaires comme des revenus 

Durant cette année, le programme des sports des Jeux Olympiques d’hiver Alpes 2030 a également été enrichi de nouveaux sports, disciplines et épreuves. Au-delà des nouvelles opportunités pour les athlètes et les spectateurs, ces ajouts génèrent à la fois des recettes (billetterie et hospitalités) et des dépenses supplémentaires (opérations) prises en compte dans le deuxième budget pluriannuel.  

Sur proposition du Comité d’Organisation, le CIO a ainsi approuvé l’ajout du ski alpinisme comme sport additionnel. Aux épreuves du sprint féminin, masculin et en relais mixte déjà présentes à Milano Cortina 2026, viennent s’ajouter les courses individuelles féminine et masculine. Le freeride a, lui, intégré le programme des sports comme nouvelle discipline en ski et en snowboard.

Enfin, des épreuves inédites aux Jeux Olympiques d’hiver comme le synchro9 en patinage artistique, le sprint par équipes femmes et hommes en patinage de vitesse, le ski cross par équipes mixtes en ski acrobatique, l’épreuve parallèle par équipe mixte en snowboard, l’épreuve « super team » femmes en saut à ski et le relais mixte simple en biathlon sont désormais elles aussi inscrites au programme des sports et prises en compte dans le deuxième budget pluriannuel.

Des choix de répartition des épreuves pour contenir les dépenses opérationnelles

La répartition des épreuves des derniers mois a permis de limiter les coûts d’infrastructures temporaires et de mutualiser les sites. En septembre 2026, le CIO a validé l’organisation des épreuves de glace dans Lyon et sa Métropole : hockey sur glace à la Halle Tony Garnier et à l’Arena de Décines-Charpieu ; patinage artistique, curling et short track au Parc des Expositions de Chassieu, qui accueillera aussi le Centre Principal de Presse (MPC) et le Centre International de Radio-Télévision (IBC) — une mutualisation rare dans l’histoire des Jeux. Ski alpinisme et freeride seront réunis sur un même site, à Montgenèvre.

Pour le ski alpin, les épreuves techniques se tiendront à Val d’Isère et les épreuves de vitesse et le combiné alpin par équipe à Courchevel. À Val d’Isère, le duo de pistes Face de Bellevarde / La Joseray, avec une arrivée commune, mutualise la zone d’arrivée hommes et femmes tout en offrant d’importantes jauges spectateurs. Côté paralympique, l’IPC a validé La Clusaz (para biathlon, para ski de fond), Courchevel (para ski alpin, para snowboard) et Chassieu (curling fauteuil, para hockey), avec les mêmes standards que les épreuves olympiques et une maîtrise des coûts d’aménagement.

Des dépenses opérationnelles mieux évaluées et financées sans hausse du budget global

Carte des sites, programme des sports et répartition désormais connus, le deuxième budget pluriannuel a permis de réévaluer le budget des opérations, sans conséquence sur le montant global. Son financement repose sur deux mouvements internes : un prélèvement de 20 millions d’euros sur la provision pour inflation — ajustement mécanique lié au passage d’un budget en euros 2025 à un budget en euros 2026 — et une mobilisation de 42 millions d’euros sur la réserve pour aléas, correspondant à l’intégration de coûts désormais certains (location des sites lyonnais, nouveaux sports, réajustement des Villages des athlètes).

Cette mobilisation reste maîtrisée (18 % de la réserve). À moins de trois ans et demi des Jeux, la réserve pour aléas s’établit à 198 millions d’euros, soit 10 % du budget total, un niveau jugé prudent à ce stade du projet.

La réévaluation de certains postes de dépenses, ainsi que la réduction des aléas et de leurs implications budgétaires, se poursuivront dans les prochains mois. Cette démarche de précision et de fiabilisation continue de la maquette budgétaire traduit la volonté d’Alpes 2030 de livrer des Jeux modernes, festifs et exceptionnels, qui célèbrent la culture du sport et laissent un héritage durable à la montagne, tout en restant dans l’enveloppe budgétaire actuelle.

 

via communiqué Photo AS

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